petite chronique sur les habitudes des tananariviennes en fin de semaine

La vie active, la fatigue et la nécessité de ralentir de temps en temps font que nous avons tous besoins de nous amuser, de nous changer les idées.


Entre détente, raffermissement des liens ou simple envie de passer du bon temps, les tananariviennes se réservent aussi leurs moments choisis entre elles. Généralement, ce sont des rendez-vous cycliques et répétitifs : il ne s’agit pas de tomber dans l’ennui de l’habitude du « vendredi joli entre filles », il est plutôt question ici de confort commun, de bonnes habitudes, d’endroits fétiches. .. Mais même un simple petit apéro est soigneusement noté et répertorié dans la liste des tâches, le petit agenda fourre-tout, l’agenda électronique, sur les post-it ou même le sheduler du téléphone pour les plus étourdies et dans un coin de la tête pour les plus fortes.

Eh oui ! l’agenda d’une femme active, qu’elle soit au foyer, au bureau, en cours ou ailleurs, est une suite logique et bien orchestrée qu’il faut programmer à l’avance ! On n’est jamais à l’abri des imprévus, et entre le travail, la maison et tout ce qu’il y a à faire, il faut un minimum d’organisation pour ne pas se perdre … Il y a aussi cette autre solution très pratique qui consiste à téléphoner pour confirmer !

Qu’il s’agisse de faire le tour des clubs ou de savourer la carte d’un restaurant huppé, le plus important est de se sentir à l’aise. Voilà pourquoi elles ont leurs endroits fétiches, elles rechignent certaines fois à aller dans des endroits autres que ces derniers. Le plus souvent, elles ne se laisseront pas trop tenter par un nouveau lieu pour le plaisir de la découverte : elles ont toutes une amie ou une connaissance branchée qui connaît tous les bons plans, les restos à voir et qui ont toujours de nouveaux endroits à nous suggérer. Et elles y vont moins par curiosité que pour confirmer ce qu’on leur a dit à propos des nouveaux endroits qu’elles aiment découvrir.

Si tout y passe, de la déco à la qualité du cocktail en passant par l’ambiance ou le service, les palmes de nos sorties se situent selon la tranche d’âge entre les karaoké de la périphérie d’Antananarivo, les lounge d’Isoraka (qui ont l’avantage de se trouver près d’Antaninarenina et de ses clubs), les barbecues de quartier (qui concernent toutes celles qui ne veulent pas trop s’éloigner de leur domicile) et les soirées chez les copines qui peuvent combiner karaoke, barbecue, petite ambiance discothèque. En plus comme ce genre de soirée est souvent la meilleure qu’elles aient passée depuis longtemps, elles décident souvent de rester. Et elles résolvent souvent ces problèmes majeurs de leurs sorties : « Où trouver un taxi après ? », « Où sont mes clés de voiture? », « Quelle heure est-il ? » …

Pour les week-ends qui se prolongent, celles qui ont passé leur samedi contre leur oreiller ou tout autre instrument/corps qui aurait pu servir de repose tête rêvent souvent de passer leur dimanche dehors. L’endroit rêvé pourrait être cette crêperie à Analamahitsy.

Elle est propice à un brunch en famille, entre amis ou en couple. Elle les remettent aussi et surtout en état, le temps pour elles de se réconcilier avec ce lourd week-end ; après les probables gueules de bois du samedi matin qu’on ne regrette pas forcément mais qu’on souhaiterait oublier pour bien démarrer la semaine. Comme ellent le disent, il n’y a rien de mieux que de la pâtisserie bien dosée, un dessert bien pensé et pas trop calorifère pour se remettre en selle.

Cette chronique bancale, non-représentative et blablatesque est tirée du vécu et des observations de votre serviteur, qui ne reflète que sa perception et son affection pour sa douce.


Le projet 365 d’Elkana s’est arrêté …

Triste nouvelle aujourd’hui … Elkana a arrêté le projet 365, l’une des uniques choses assez exceptionnelles pour susciter ce mélange de sentiments aussi contradictoires que familiers que l’on appelle espoir, appréhension, fébrilité et sérénité …

Pour rappel, 365, c’est le projet ambitieux d’**Elkana Randrianaivo**, qui s’est décidé le premier janvier 2011 de construire, imaginer et mettre en place pour chaque jour de l’année « une photo, une idée, un tweet ».

Je vous l’avoue, j’ai découvert 365 comme je le fais habituellement, au gré de mes errances numériques et internetifères, par le plus grand des hasards … Plus que le patronyme (Randrianaivo, vita gasy) ce sont l’ingéniosité, l’imagination et la vision du monde de cet artiste qui m’ont bouleversé.

A travers des objets de la vie aussi usuels et quelconques qu’une tasse de café, des trombones ou de simples pailles, Elkana a su tout au long de ces 68 jours qu’a duré 365, projeter mon imagination que je savais stagnante, m’arracher un sourire, et habituer mes yeux à de nouvelles couleurs, de nouvelles compositions … Je voyais réellement mon appareil photo différemment, et c’est toujours le cas.

Ainsi donc, au fil des jours, 365 a mobilisé des gens, attiré des curiosités et des critiques, suscité de l’admiration, **on a commencé à en parler sur la toile** et je sais que vous aussi, qui découvrez ce travail d’exception aujourd’hui, ou qui apprennent que le projet est arrêté, saurez y trouver votre bonheur, vos couleurs, vos jours, vos idées, vos tweets …

Car 365 s’est arrêté aujourd’hui, après 69 jours, 7679 followers et autant d’images, d’attentes et d’émotions.

Voici quelques clichés glanés sur le projet que je vous partage en guise de conclusion. Merci Elkana.

Puisse ton prochain projet aboutir comme tu le souhaites réellement, car tu as un talent qui n’attends qu’à s’exprimer.


Mes deux, trois mots échangés avec le photographe Solofo Tinah …

Dans le monde la photographie à Madagascar, il y a d’abord les monstres sacrés. Les Maksim Seth et autres Pierrot Men. Il y a aussi les grosses pointures qui vont à l’international comme Laland, Mamy Mahenintiana ou Fidisoa Ramanahadray. Puis, il y a les jeunes loups, la relève. Ces photographes aussi discrets et aiguisés que leurs aînés, et qui promettent un bel avenir à la photographie made in Madagascar. Solofo Tinah est de ceux-là …

Comment tu te situerais aujourd’hui dans le monde de la photographie ?
J’ai commencé la photo en 2001, je prenais des photos de mes amis à l’université lors de fêtes ou de choses du genre. J’ai ensuite découvert les photos de Pierrot Men et sa maîtrise du noir et blanc. Je me suis posé la question de savoir pourquoi ses photos étaient si spéciales. C’est à partir de là que j’ai commencé à trouver le moyen de faire des photos plus porteuses de sens, plus esthétiques.
Les premiers clichés que j’ai pris en tant que professionnel datent des 2è jeux des îles. C’étaient des reportages, des couvertures de spectacles et de mariage etc. Je faisais partie de Tophos. Mon premier boîtier Réflex était un Nikon D70. Nous avons quitté Tophos pour créer Ymagoo avec Masy. Je suis parti d’Ymagoo pour créer l’agence Niouz que je gère aujourd’hui. Elle n’est pas tellement à but lucratif, c’est une association de photographes qui partagent leur passion …

Le plus remarquable dans tes œuvres, c’est la finesse du jeu des contrastes et de la lumière …
Je trouve que les images ont plus de présence quand elles sont prises avec le bon dosage. Surtout avec les photos en noir et blanc, j’aime jouer avec les contrastes entre les ombres et les lumières.
Pour cette exposition au CCAC, j’ai choisi comme sujet le nu artistique. Pour les malgaches, montrer des photos de nu est encore difficilement perceptible. J’ai essayé de sortir des sentiers battus et des thèmes classiques de la photographie d’art à Madagascar et le défi que j’ai essayé de relever était de faire parler les images à partir de là. C’était aussi un défi pour mes modèles, et je me devais de trouver ce qui doit être essentiel dans la démarche. Les deux clichés sont en noir et blanc. Cela m’a permis de mettre en valeur des nuances et des textures dans les corps, les parties à mettre en valeurs, les ombres …
Mes premières expos, regards fragiles au CGM et entre ciel et mer au Tahala Rarihasina, ont eu lieu en juillet 2010 durant le mois de la photo. J’y ai reçu le prix « exposition collective ».

Ton opinion sur le développement de la photographie à Madagascar ?
Tu sais, si on parle du développement des jeunes gars, même moi je suis encore en train de monter les échelons …
Il y a deux côtés : on sent que quelque part, la photographie à Madagascar n’est aujourd’hui qu’un effet de mode. Je parle du fait de posséder un boîtier Réflex et de prendre des clichés partout. Mais ce qui est bien, c’est que beaucoup plus de personnes peuvent s’exprimer à travers leur passion qu’est la photo, chacun fait des recherches et au fur et à mesure, on essaye de montrer ce qu’il y a de mieux pour rehausser la discipline.
Un dernier mot sur l’éternelle guerre Canon vs Nikon ?
Pour moi, c’est un problème qui ne se pose même pas ! Ce n’est pas l’appareil qui fait la photo, c’est le photographe. Ce n’est qu’un appareil qui sert à capturer de la lumière. Donc, un vrai photographe se doit d’être au-dessus de ces considérations, et même deux personnes qui utilisent le même boîtier ont des sensibilités différentes, qui se reflètent dans les photos qu’ils prennent.

Solofo Tinah participe à Perceptions Plurielles, exposition collective visible jusqu’au 29 janvier dans le hall du CCAC.
Il est joignable au +261 33 12 862 10, par mail à cowboymada-web@yahoo.fr et sur facebook : http://www.facebook.com/dolce.vita.dolce.vita
Visitez son site web : http://www.niouz.net/


la notion de « Raiamandreny » en entreprise à Madagascar

Raiamandreny, qu’est-ce que c’est?

C’est un honneur accordé à une personne. “Ray aman-dreny », Ray (père) sy Reny (mère) désignent les parents.

Raiamandreny désigne donc en premier lieu l’autorité parentale. Par extension, le « Raiamandreny » est une représentation de l’autorité morale attribuée à toute forme de pouvoir parce que le premier pouvoir reconnu par le malgache est celui de ses géniteurs et des membres de sa famille plus anciens.

Par extension, le malgache assimile toute forme d’organisation à la famille. Le respect est obligatoire pour les Raiamandreny, et la primeur est aux anciens. Voilà pourquoi dans la majeure partie des entreprises “traditionnelles” il y aura toujours un directeur des ventes âgé d’une trentaine d’années qui vouvoiera respectueusement le technicien de surface de la maison , aux cheveux blancs et aux années de service à son actif, et qui sera affectivement appelé « Dadabe », grand-père.

Cette réalité malgache qui considère toute forme d’autorité comme autorité familiale est inscrite dans la constitution.

L’état est le Raiamandreny des malgaches. Le président de la république est le Raiamandreny de tous les malgaches, vieux ou jeunes. Le ministre est le Raiamandreny du ministère et ainsi de suite selon la hiérarchie, Les administrés étant des « Zanaka », littéralement enfants.

Ce cas de figure, nous l’avons vu, ne se présente pas pour un ancien. Son âge avancé fera de lui un Raiamandreny d’office.

Cette réalité relationnelle se tisse instantanément même si aucun lien de parenté ne lie les parties concernées.

Pour récapituler, deux réalités organisationnelles sont donc en présence dans les formes d’organisation malgache :
La relation à l’autorité, appréhendée sur le plan professionnel et assimilé à un lien familial.
La relation à l’âge, qui implique le respect des aînés indépendamment de leur niveau hiérarchique ou des fonctions qu’ils assument, et sans aucun rapport avec le travail accompli.


la marque et les tendances dans la mode

Dans la mode, une tendance est un phénomène observé sur un groupe particulier, groupe qui fait partie d’un autre groupe plus important. Souvent abordée sous l’angle des statistiques, une tendance est surtout très utilisée pour orienter la production de biens et services. Une marque quand à elle est la griffe qui permet d’identifier une création à une autre.

Si l’élaboration d’une identité par la marque du vêtement a été initiée par la haute couture en 1850, elle s’est étendue dans tous les domaines de la consommation qui jouent sur la mise en avant d’une identité, d’un mode de vie servant de modèle et tendant à la conformité du consommateur. C’est pourquoi les jeunes et les adolescents forment le terrain privilégié de l’incidence des marques vestimentaires sur le comportement en terme de socialisation ou même de consommation.

Selon Valentin CASTELLA dans un article intitulé « l’importance des marques » basé sur le comportement d’adolescents au lycée, l’identité de l’individu est tributaire du groupe dans lequel il existe ou au sein duquel il veut s’insérer.
Ce n’est pas une nouveauté, mais selon lui, le microcosme de la cour de récréation est régi selon des règles très durs.

Non- conformité est synonyme d’exclusion pure et simple. Si le tee-shirt est un signe d’uniformisation universel, les marques imprimées font la différence et distinguerons un groupe d’un autre. Dans cette optique, l’univers musical joue un rôle prépondérant. Les marques vestimentaires signent des contrats leur permettant d’habiller tel ou tel star, et l’identification à celle-ci passe par le port de vêtements semblables dans la rue ou dans la cour. Des élèves interviewées dans son article avouent même « regarder les chaînes musicales pour rester à la mode ».


Etude conceptuelle sur la Mode vestimentaire

I – La mode

Le Petit Robert définit la mode comme étant les « …Goûts collectifs, manières de vivre, de sentir qui paraissent de bon ton à un moment donné dans une société déterminée… » .
D’une manière épistémologique, la mode vient du latin modus, qui veut dire manière, mesure.
A partir de 1393, le terme « mode » sera liée à la manière puis la façon. Ce qui donnera le terme anglais « fashion ».

La mode est un terme générique qui désigne une tendance générale dans un laps de temps plus ou moins délimitable. Selon le dictionnaire Larousse, c’est cette « manière passagère de vivre, de penser […] liée à un milieu à une époque déterminée »1.C’est donc un phénomène social qui s’inscrit dans tous les aspects physiques, intellectuels et culturels d’une société.

La mode touche aussi bien la littérature (courant littéraires successifs, …), la gastronomie (cuisine japonaise et sushi depuis le début du XXIè siècle aux Etats-Unis et en Europe occidentale, restauration rapide Mac Donald en Chine depuis 1995, …), la musique (Tecktonik en France en 2006, …), les nouvelles technologies…

La caractéristique d’un phénomène de mode est ainsi le fait qu’il suit une logique temporelle. Suivant les évolutions intellectuelles et existentielles et amorcé par des précurseurs, il s’inscrit petit à petit dans l’inconscient collectif selon la perméabilité de la société à un moment donné de son existence. Ainsi, même si d’innombrables idées sont lancées, la société se montrera plus encline à assimiler certaines plus que d’autres.
Ainsi, les phénomènes de mode ne sont pas nécessairement liés à la nouveauté. Certaines réalités à la mode dans une société peuvent ne pas ou ne plus l’être chez d’autres au même moment, à la même époque.

I – 1 – Le vêtement

Bien qu’elle concerne plusieurs aspects de la culture, la mode est le plus souvent reliée au vestimentaire.

Le vêtement est à l’origine une parure destinée à couvrir le corps. Il était donc purement fonctionnel. De la simple parure en peau d’animal de la préhistoire aux pagnes en fibres végétales, plumes et autres des habitants des régions tropicaux, on remarquera que le matériau utilisé dépendait du milieu où vivaient les hommes. La principale évolution du vêtement réside dans la recherche de nouvelles matières de fabrication. Le développement des voies de communication et les explorations on permis la diffusions de textiles plus légères et plus soignées (le coton, introduit en Europe à la Renaissance, le lin, la soie importée de Chine …). L’apparition du tissage après la couture est quant à elle l’aboutissement des techniques de confection de l’habillement. Les progrès de l’industrie textile sont relatifs aux matières textiles employées, mais surtout aux évolutions des techniques et matériaux exploités ou élaborés au fil du temps.

Depuis le XXè siècle et l’exploitation de dérivés d’hydrocarbures tels le nylon ou le polyester, nous remarquerons que cette recherche de nouvelles matières est en constante évolution. La fabrication textile et vestimentaire s’est industrialisée et s’est nettement diversifiée avec la production en série depuis le XIXè siècle. Atteignant désormais toutes les couches de la population, le vêtement assume pleinement son statut de produit de consommation. Il est actuellement produit en usine et vendu en grande quantité dans les magasins, très loin de l’époque où il fallait le coudre chez soi ou chez le tailleur du village, et le repriser tous les ans.

Loin de ses impératifs fonctionnels d’origine, le vêtement s’est découvert une vocation commerciale avec un marché. C’est ainsi que les premières tendances sont apparues.


Avy aiza moa izany hoe gasy na malagasy? [fikarohana notontosain'i Fehizoro Ranirison]

Miantefa any amin’ny tsirairay tokoa izany fanontaniana izany, izay mahalala ny tantarany tokoa no afaka handamina ny lalan-kombany amin’ny ho avy.
ao ireo milaza hoe ny malagasy dia mpiavy avy any amin’iny faritra atsimo atsinanan’ny bonga tany iny isika.
Ao ihany koa anefa ireo milaza fa tsy avy aiza isika malagasy fa avy eto ihany.

Araka ny efa voalaza moa dia mpiavy ny malagasy, ao ireo karazana voambolana maro misy fitoviana, amin’ny teny javanais sy malais, eo iany koa ireo tafio drivotra: miakandrefana amin’ny ririna ary miantsinanana kosa rehefa tsy 1. Nambarany tamin’izany tokoa moa fa ny alisay dia mitsoka miankandrefana rehefa ririnina, ary izany indrindra no nahafahan’ireo mpiavy avy any atsinanana niazo an’ity nosy ity. Nambaran’ity mpikaroka ity mantsy fa ireo karazana lakana fahita any amin’ny faritra atsimo andrefan’ny nosy iny izany hoe ireo “pirogue à balancier dia mitovy amin’ireo lakana fahita any malaisie sy indonesie any. Notohizany ihany fa nisy ireo olona avy any ihany fa tonga aloha ary ireo no namorona fonenana voalohany teto mafagasikara ireo no antsoiny hoe “protomalgache”, antsoina eto hoe vazimba.2 Nefa moa raha izay no izy nahoana moa no fanaon’ny malagasy intsony izany mivezivezy an-drika izany. Sarotra tokoa ny hino fa mpiandrika ny razamben’ny Malagasy raha toa ka hoe ankehitriny dia tsy miandrika intsony ary toa tsy mahay izany intsony mihintsy aza.
Misy ihany koa ireo mihevitra fa tsy nahy3 no nahatonga ny olona teto madagasikara voalohany, ambarany fa ireo marika arkeolojika fantatra fa hatreo amin’ny taon-jato faha 8 no antitra indrindra azo raisina.
Ao ihany ko ireo milaza fa tsy mpiavy akory ny malagasy fa tena mponina avy eto ary izy ireo no nameno ny banga tany ka nahatonga ny fihidraman’ny mponina hafa io teny io.4 Tsy voatery ho marina ary voatery ho diso izany fanambarana izany. Maro ireo teny, voambolana tsy amby ho tanisaina ahafahana manamarina izany. Saingy tsy mbola porofo azo tsampain-tanana izany.
ary ireo porofo efa hita dia toa milaza fa fo tamin’ny taon jato faha 8 ny akora antitra indrindra hita teto madagasikara. Eny, mbola tanora tokoa archeology eto eto amintsika, ka mety izay angamba no tsy ahafahana mana porofo mazava fa teto madagasikara no fototry ny olom-belona.
Ny fikarohana manjohy ny vanim-potoana ankehitriny kosa dia milaza fa ny Malagasy dia mpiavy, ary fifangarona asiatika sy afrikanina no atao hoe Malagasy, ny taremarika avy amin’ny sela moa no nahitana izany,5 araka ny fanambarana dia sarotra ny anaporofa fa tsy piavy ny Malagasy noho ny tsy fisian’ny akora arkeolojika, ary raha nanao fandinihina tamin’ny Malagasy ity olona ity dia nahatsapa avy amin’ny singa manaranaka fa tarana-behivavy avy any austronesie sy afrikanina tatsinana(ethiopie, …) ny Malagasy. Eto kosa dia azo everina hoe: nisy loza na olana manokana tany atsinanana tany ka naha tonga azy ireo hampitsoka ny vehivavy, ary izay indrindra no tsy ahitana taratra ireo traikefa amin’ny fanamborana ny sambo intsony eto amintsika.

Ho fehiny dia maro ireo vina ilazàna ny fototry ny Malagasy saingy mbola tsy afaka manamarina izany ny porofo ananana am-pelatanana. Ity fandinihana farany moa no azo raisina indrindra saingy amin’ny tontolon’ny siansa dia ekena ny velatra iray mandram-panozongozonan’ny velatra hafa ny voalaza teo aloha.


Tout sur Anja Besson Rasolondraibe….

Elle est malgache, elle aime papoter, elle aime manger, elle a fait des études, elle travaille… Bref, c’est une personne active normale. Au-delà de tout ceci, ou en parallèle, c’est une graphiste-peintre, c’est une performeuse, elle est plasticienne, elle est styliste et la liste est longue.
Et elle ne correspond pas du tout à la perception qu’a le commun des mortels sur les artistes, si le commun des mortels en a une. Je pense au gars vachement inspiré, genre tu comprends pas la moitié de ce qu’il te raconte, mais t’est là à gober tout ce qu’il te dit.
Elle a l’air d’une petite étudiante paumée, elle peint ses doigts de pied en noir, et si je la taquine tout le temps sur son âge, c’est qu’elle a vraiment l’air d’une petite gamine.

une photo de l'artiste

Pourtant, Anja besson Rasolondraibe a une espèce de particularité : t’as l’impression que ses portraits veulent papoter avec toi. L’intensité d’un regard, un mouvement inachevé, des traces de pas… tu commences à te demander des choses, tu veux savoir. Et c’est ce qui était bien avec l’exposition qu’elle avait montée. Ce besoin de te faire participer coûte que coûte à sa réalité. Résultat, la cinquantaine d’invités au vernissage a fait cinquante interprétations d’une toile en noir et blanc qui représentait une femme au regard de braise dont la tête était enveloppée dans une sorte d’anorak. J’ai entendu des « c’est une star de cinéma », « elle est peut-être déjà morte», « ce n’est pas une malgache »… et quand je lui ai demandé l’histoire de la toile, qu’elle a baptisé Antsirabe, j’avais compris que c’était une sorte d’allégorie du froid. Bof.
Ce qui m’a marqué, c’était le fait qu’elle était arrivée à susciter autant de réactions que de visiteurs. Et qu’en fait, chacun des visiteurs se représentait son propre délire à travers les toiles. Et comme cette fille est touche à tout, elle a même monté une installation où après avoir visité son expo, les gens pouvaient, s’ils le souhaitaient, écrire, dessiner, créer des choses et se mettre en scène. C’était une sorte de dialogue un peu en décalage, qui ravivait la part de créativité de chacun, genre « j’ai vu l’expo de cette artiste, mais tu sais moi aussi je suis un peu artiste » ou des blabla du même gabarit. Résultat, trois semaines après le vernissage, un groupe de lycéens encadrés par des professeurs de dessin qui ont fait des études à l’étranger et tout, ont monter exactement la même installation pour une exposition qu’ils ont organisé dans un des hauts lieux de la culture d’Antananarivo.
Je me suis dit c’est réellement un concours de circonstances ou cette fille fait déjà de l’effet à sa première expo à Madagascar ?
Il y a un dicton malgache qui dit « Ny soa fianatra », deux possibles interprétation (et pas traductions) seraient « les bonnes choses se partagent », ou « les choses utiles s’apprennent chez les autres ».
Au final, si elle se fait copier, c’est qu’elle doit bien avoir un certain talent. Ou un talent certain. Je l’ai découverte, je vous la partage.

Elle a son blog sur wordpress : najaatelier.wordpress.com

La fille au regard de braise


Aménagement esthétique d’Antananarivo : entre dépendance, mauvaise gestion et laxisme

Panorama

Dans leur plus grande majorité, toutes les constructions sculpturales et les aménagements esthétiques d’Antananarivo sont à vocation patrimoniale. Ce sont des marqueurs d’évènement qui font office de repères temporels. En malgache, ils sont tous appelés « Tsangam-bato », pierres érigées, car depuis toujours, les malgaches marquent l’importance d’un évènement en érigeant de gros blocs de pierre.

Il est possible de catégoriser globalement la thématique des monuments érigés sur l’étendue du corpus. Il y a d’abord l’éloge au renouveau du souffle malgache, à la revendication de la souveraineté. La statue monumentale de Gallieni d’Ambohijatovo a été remplacée par un mémorial de commémoration des évènements de 1947. Le mémorial à Jean Ralaimongo à Analakely s’inscrit dans la même mouvance.

Le plus grand marqueur qui reste de la période révolutionnaire est sans doute le mémorial dédié à Ho Chin Mine à Ampefiloha. En quête de modèle parmi les grands vainqueurs du communisme asiatique, et dans la mouvance de la pensée « non-alignée » où Madagascar s’est activement illustrée à l’époque. La débâcle de la deuxième république et la naissance de nouveaux objectifs traduisent l’importance de ce mémorial pour les malgaches actuellement, qui jusqu’à peu, se servaient du gazon alentour pour y étaler leur linge mouillé. Il est partiellement entretenu de temps à autre.

Pour le mémorial du 11 novembre 1917 à Anosy, « Anjely mainty », l’importance de son existence ne se justifie que tous les 26 juin, où on y lance les feux d’artifices, du fait de son emplacement idéal (il est quasiment au milieu du lac Anosy). A l’origine, c’était un endroit de sacrements, que l’on a vite remplacé par la stèle commémorative et la statue d’ange y afférente, pour célébrer la victoire des alliés (dont les français) sur les allemands. Le lac était entre temps devenu le déversoir des égouts des environs. Pendant une longue période, l’entretien du lieu avait fait défaut. Pourtant, c’est l’un des principaux signes d’identification de la ville dans les cartes postales et guides touristiques


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